Laurie Michaud

Padawan

Slogan ou citation : L’homme ne peut jamais savoir ce qu’il faut vouloir car il n’a qu’une vie et qu’il ne peut ni la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures. – Milan Kundera

Mon histoire : « Une éternelle indécise », tel est l’écriteau qu’on pourra retrouver sur ma pierre tombale. Toute ma vie, j’ai eu de la difficulté à prendre des décisions. Cela a commencé bien jeune, lorsque ma mère me demandais si je voulais mettre mon t-shirt jaune ou mon t-shirt bleu… un grand questionnement existentiel! Je n’ai d’ailleurs toujours pas décidé. Trève de plaisanterie, mon intérêt marqué pour plusieurs domaines variés a toujours rendu mon choix difficile lorsque venait le temps de choisir d’abord mon t-shirt, puis la couleur de mon premier vélo, et quelques années plus tard, le domaine dans lequel je voulais étudier!

Après des études en sciences de la nature au cégep, j’en suis venue à la conclusion que les métiers en lien avec la santé manqueraient pour moi de créativité, seraient trop routiniers. J’avais besoin d’un domaine dans lequel je pourrais sentir que je ferais une différence, en ayant la possibilité d’ajouter mon grain sel.

J’ai décidé de choisir HEC Montréal, dans l’espoir d’avoir le coup de foudre, parce que l’école m’offrait la possibilité de découvrir une multitude de disciplines. Me laissant influencer par la majorité des gens autour de moi, je choisis la spécialisation étoile de l’école, la comptabilité, dans le but de devenir CPA. J’ai participé au processus de recrutement, quelques mois plus tard, je me retrouvais avec un stage dans un grand cabinet de comptabilité. La preuve que j’étais à ma place.

Cependant, lors de ma dernière session, quelques semaines avant la semaine de relâche, c’est la catastrophe. Je ne vois pas le bout du tunnel, je panique. Je réalise que je suis dans un cercle vicieux de démotivation : peu d’intérêt pour la matière, résultats décevants, perte de motivation, encore moins d’intérêt pour la matière, résultats encore plus décevants… Voyez-vous le dessin? Je me rends rapidement compte que la seule chose qui me retient est mon stage, que j’ai tant convoité, tout en réalisant que je ne peux baser mon choix de carrière sur un élément aussi temporaire que l’obtention d’un stage.

Je décide alors de faire un premier saut dans le vide. Je sais que je ne peux passer le reste de ma vie dans un domaine qui me passionne si peu. Je termine mon bac en faisant des cours variés en rédaction, journalisme, et même un cours de créativité! Un premier pas dans la bonne direction. En attendant, je me trouve un emploi stable dans mon domaine d’études, dans une grande compagnie. Je m’inscris à temps plein dans un certificat qui me ressemble vraiment, une passion que j’ai depuis mon enfance, la littérature. Je pourrais être professeure, rédactrice, traductrice, autrice ? Je pourrais faire une maîtrise en littérature, un diplôme en édition ? Je sais que je me rapproche de quelque chose que j’aime vraiment.

Puis, une amie partage une ouverture de poste dans l’entreprise où elle travaille. J’applique, sur un coup de tête, moi qui pensais que mes plans étaient cloués pour un moment. Ayant le désir de saisir toutes les opportunités qui se présentent à moi, quelques semaines plus tard, j’accepte l’offre de Coboom. Enfin un poste qui me ressemble! Mes plans ont changé. J’y suis habituée de toute façon. Je ne connais pas l’avenir, mais, je sais que pour le moment, the future looks good.

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