Mission, vision, valeurs. Trois concepts présents dans le langage populaire, souvent vus et revus sur les bancs d’école. Mais il est parfois difficile de conceptualiser ce qu’ils représentent réellement. Cette semaine, on démystifie la dernière composante de cette recette à trois ingrédients : la vision.  

Qu’est-ce que la vision ?

La vision, c’est le . L’endroit où on veut emmener son entreprise. Quoi de mieux qu’une analogie pour expliquer des concepts qui sont parfois un peu abstraits ? Pour expliquer ce qu’est la vision, nous aimons utiliser l’analogie du train. Pendant que la mission et les valeurs sont des éléments qui se trouvent à l’intérieur du train et avec lesquels on se définit, la vision est la direction du train. Il est aussi important de savoir de quelle station on part, de connaître la condition actuelle. De savoir où on s’en va. 

Lorsqu’on est doté d’une bonne vision, cette dernière procure une motivation continuelle à effectuer des améliorations. Elle assure ainsi un mouvement perpétuel, pour que l’entreprise ne soit pas stagnante. En d’autres mots, une vision aide à voir une variété de directions possibles à l’intérieur des frontières définies par la mission et les valeurs.

Pourquoi est-ce important de la réviser ?

Au contraire de la mission qui a un horizon temporel plus large, la vision doit être redéfinie chaque année. La raison derrière cette révision est qu’elle doit refléter le mieux possible les changements dans l’environnement de l’entreprise. C’est l’élément du trio étoile qui se permet le plus de modelage. La vision doit absolument être collée sur la réalité de l’entreprise. Il ne faut donc pas avoir peur de la changer du tout au tout d’une année à l’autre, au besoin.

De son côté, la mission est plus statique. Si on doit réviser cette dernière, il est mieux de procéder par réglages minimes que de la modifier complètement. 

Comment la définir ?

Une des bonnes façons de définir sa vision est de se demander ce qu’est notre rêve le plus fou, communément appelé le BHAG – le Big Hairy Audacious Goal qu’on peut traduire par notre but hautement audacieux et grandiose ! Développé par Jim Collins et Jerry I. Porras vers la fin des années 1990 dans leur livre Built to last, le concept se veut un stimulateur de progrès. Le but doit être simple à comprendre et convaincant, il ne doit nécessiter que très peu ou pas d’explications.

Concrètement, un bon moment pour définir sa vision est lors de la planification stratégique. La première façon de procéder, propre à l’Amérique du Nord, est de cibler tous les défis auxquels on doit faire face  et de former une vision pour régler ces problèmes. Cependant, nous privilégions la méthode provenant de la mentalité asiatique. Il s’agit de définir la vision en amont, d’identifier les obstacles à l’atteinte de cette vision et de prendre action sur ces obstacles avant qu’ils nous fassent ombrage. Une bonne occasion pour être proactif plutôt que réactif. 

Pour illustrer la grandeur que doit porter une vision, on dit qu’en théorie, on ne devrait jamais l’atteindre. Elle doit rester quelque chose qui nous pousse à nous dépasser.  La meilleure vision sera celle qui est ambitieuse et axée sur la pérennité de l’entreprise, tout en restant réaliste, pour éviter de se décourager trop rapidement ! Celles qui sont axées sur la pérennité plutôt que sur la performance rempliront mieux leur rôle d’objectif commun. 

Reprenons l’image que nous avons utilisée précédemment. Après la mission et les valeurs, la vision est l’élément qui représente le toit, qui couronne le tout !

Schéma du trio mission, vision et valeur

Si vous avez manqué le billet sur la mission et les valeurs, vous pouvez le consulter ici !

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