La nouvelle ne vous aura sûrement pas échappé: dimanche 28 février restera comme la date où l’enfant prodige de Hollywood est (enfin!) ressorti de la cérémonie avec l’Oscar du meilleur acteur.
Loin de vouloir remettre en cause les talents évidents d’acteur de monsieur DiCaprio, nous tenions simplement à attirer les projecteurs sur celle qui aurait amplement mérité de monter sur scène à ses côtés… l’excellence bien évidemment!
Nombreux sont ceux qui rappellent qu’on ne fait pas un film pour obtenir un prix… Il faut dire cependant que l’attente commençait à se faire sérieusement ressentir pour un grand nombre de cinéphiles. Pas moins de 30 films et 5 nominations… Voilà tout ce qu’il lui aura fallu pour décrocher la précieuse statuette.
Et vous?
Combien de vos projets n’ont pas connu le succès que vous en attendiez sans pour autant pouvoir être considérés comme des échecs?
Combien de vos tentatives d’amélioration ont eu des effets positifs en vous laissant cependant l’impression de ne pas être totalement abouties?
Voici les 4 stades d’apprentissage par lesquels passer pour décrocher l’Oscar de l’excellence opérationnelle!

1. Incompétence inconsciente

“Je ne sais pas que je ne sais pas.”

Sur le tournage du film, le jeune acteur concentre ses efforts à bien exécuter ce qu’on lui demande de faire et tourne plusieurs fois les mêmes scènes jusqu’à ce que le réalisateur soit satisfait.
De la même manière, la majorité des entreprises se contentent de reproduire ce qu’elles font depuis toujours ou de copier les meilleures pratiques d’affaires sans vraiment comprendre leurs raisons d’être. Elles sont bloquées à ce stade et ne mettent pas en pratique les principes fondamentaux de l’excellence opérationnelle, car elles ne les connaissent tout simplement pas.

2. Incompétence consciente

“Je sais que je ne sais pas.”

À force d’écouter attentivement les recommandations du réalisateur, le jeune acteur découvre ce qu’il peut s’améliorer et utilise les “trucs” qui lui ont été donnés par les acteurs principaux entre les prises.
C’est à ce moment qu’il comprend qu’il n’existe pas de techniques secrètes pour réussir et que le chemin qui mène à la célébrité sera long et parsemé d’embûches.
Ce stade correspond au moment où les entreprises se lancent dans l’excellence opérationnelle en mettant en oeuvre les “trucs” de base comme les 5S, le Kanban, les Poka-Yoke, le SMED, etc. Elles découvrent rapidement qu’il n’existe pas de méthodes faciles pour dépasser leurs concurrents.
90% des entreprises ne parviennent pas à dépasser ce stade.

3. Compétence consciente

“Je sais que je sais.”

Très à l’aise dans son travail, l’acteur a atteint une maturité qui lui permet d’identifier rapidement ce qu’il peut changer dans son jeu d’acteur pour répondre aux attentes. Ses performances commencent à se faire remarquer dans l’industrie du cinéma et lui permettent de connaître ses premières nominations dans certaines cérémonies (Golden Globes, BAFTA, Césars etc.).
Les entreprises qui ont fait le choix d’investir à long terme dans la poursuite de l’excellence opérationnelle entrent dans une phase de performance durable, qui est toutefois encore fragile. Le défi majeur est de parvenir à attirer, développer, engager et inspirer les bons employés, qui seront capables d’améliorer en continu (Kaizen) vos services, vos produits, vos systèmes de gestion, vos processus d”affaires et vos méthodes de travail.

4. Compétence inconsciente

“Je ne sais plus que je sais.”

La caméra n’existe plus dans l’esprit de l’acteur, qui ne joue plus un rôle, mais vit un personnage. Jouer dans un film n’est plus un travail qui demande des efforts conscients, mais une attitude naturelle qui inspire ceux qui le côtoient. C’est le stade de la liberté et de la spontanéité, qui produit des performances exceptionnelles justement récompensées (estime et respect des pairs, célébrité internationale, Oscar).
L’entreprise atteint ce stade lorsque l’excellence opérationnelle est au coeur de sa stratégie, de sa culture et de sa gestion au quotidien.
Enfin, si jamais la motivation venait à manquer, gardez toujours en tête que le temps et la persévérance sont les clés de l’excellence.
Et Leonardo DiCaprio n’est même pas l’exemple le plus impressionnant en la matière: après avoir composé plus de 500 musiques de films, Ennio Morricone a lui aussi remporté son tout premier Oscar l’autre soir… à l’âge de 87 ans!

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